de 20h50 à 22h45.
FRANCE-SOIR :
- Vous incarnez le rôle de Laura, accusée du meurtre de son mari. Est-il plus facile ou plus difficile, pour vous, d'incarner des personnages sombres ?
CLAIRE KEIM :
- Je ne sais pas, il est certain que d'incarner des personnages qui sont malmenés peut être perturbant si l'on ne sait pas se protéger, mais j'essaie depuis peu de respecter mes outils de travail, c'est-à-dire mon corps et mon esprit. En abordant mes personnages sans ouvrir mes entrailles systématiquement, j'essaie de trouver des « trucs » pour parvenir à une émotion sans forcément passer par la torture intellectuelle et l'isolement. Certaines scènes me demandent concentration et mémoire sensorielle et je travaille alors avec mon propre vécu, mais plus autant qu'à mes débuts ou je laissais toujours quelques plumes dans l'histoire... !
- Le film est adapté du roman de Patricia McDonald. Qu'est-ce qui vous a plu dans son scénario ?
- J'ai aimé la spirale infernale dans laquelle Laura, mon personnage, est plongée. Elle est soupçonnée et va néanmoins augmenter la pression exercée sur elle en faisant tout ce qu'il ne faudrait pas faire. J'aime que les personnages soient faillibles, qu'ils commettent des erreurs grossières, car je crois que c'est notre cas à tous dans la vie quand nous sommes soumis à des événements qui nous dépassent. Laura cherche à continuer sa vie malgré les rumeurs, c'est une femme qui essaie de rester vivante et libre.
- On dit qu'en général, les adaptations sont moins bonnes que les originaux. Cela vous a-t-il fait hésiter avant d'accepter le rôle ?
- Honnêtement non. J'ai aimé la façon dont Christian Bonnet, le réalisateur, me parlait du rôle et j'avais très envie de retrouver les acteurs qu'il avait choisis pour les autres personnages.
- En tant que comédienne aimez-vous aussi vous investir dans la mise en scène ou préférez-vous vous laisser diriger ?
- Pour le moment j'aime beaucoup l'idée d'être dirigée. Sur un plateau, j'aime qu'on m'impose un univers, un espace défini, au milieu duquel je peux évoluer. Je crois que je suis un peu comme ces enfants qui ne s'épanouissent que s'ils sont cadrés, c'est un sentiment rassurant.
- Les téléspectateurs vous assimilent encore beaucoup à l'image de votre personnage dans Zodiaque. Cela vous dérange-t-il ?
- Non, je suis très fière de Zodiaque. Comme je le dis souvent, il est évident que cette image peut parfois gêner le développement de projets plus indépendants mais c'est avant tout une grande chance qui m'a été offerte. Je suis très reconnaissante à Esther pour ce qu'elle m'a permis de montrer de moi-même.
- Aujourd'hui, tout vous sourit. Que peut-on vous souhaiter de plus ?
- Des bonnes vibrations, plein !
Et aussi, Claire était dans Tv Hebdo de cette semaine pour parler entre autres de son rôle dans
" Un Admirateur Secret ".


